Histoires de vie collectives

J’accompagne les collectivités, les entreprises, les associations, les groupes d’habitants dans la collecte et l’écriture du récit collectif pour comprendre et transmettre une histoire, un patrimoine commun, des savoirs, des pratiques, des expériences, pour donner place à la parole individuelle et collective.

Par une réflexion collective autour d’un thème commun, l’enrichissement est double et la reconnaissance mutuelle : chacun se nourrit des savoirs produits par le groupe, tandis que le groupe s’enrichit du partage des savoirs individuels. Le collectif prend alors sa place dans un devenir commun, se met en mouvement.

L’accompagnement d’individus et de groupes à écrire leur parcours de vie, tel que je le pratique depuis quatre ans, me montre au quotidien à quel point travailler son histoire en interaction invite à produire du sens.

Alors accompagner des histoires de vie collectives, pour moi, c’est un engagement, une voie qui invite au mouvement : prendre la parole / donner la parole à chacun / s’autoriser à penser / s’élever – grandir – s’instruire / prendre sa place auprès des autres, avec les autres, dans l’affirmation des valeurs qui nous portent / faire ses choix à pleine main / s’unir / résister à la machine à broyer, au conformisme, à la société du spectacle / se mettre en mouvement.

Les histoires de vie collectives sont une entrée sur le territoire, une appropriation possible d’un espace social. Réfléchir en groupe, faire confiance à l’autre, être considéré, reconnu comme habitant de la terre, porteur d’expérience et de pensée, capable d’analyser, de comprendre, de transformer.

Projets en cours en 2017 :

Collectage de témoignages d’habitants d’un village du Trièves sur leur histoire dans ce village, sur l’histoire du village. D’histoires individuelles créer une histoire collective, faire croiser les regards, garder trace du commun… Livre et exposition prévus début 2018 !

Collectage et écriture de témoignages sur les souffrances face aux démarches administratives, avec le groupe « Les Petits papiers » (MdH Baladins – Grenoble) et la Ville de Grenoble. Exposition présentée lors du Forum pour l’amélioration de l’accès aux droits, 16 et 17 février 2017, organisé par la Ville de Grenoble, le CCAS et l’Odenore.

Projets portés en 2015/2016, avec Singuliers Collectifs : 

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Livre « A livre ouvert » – 124 p., 21 X 14 cm – Édition Confluence, Octobre 2016
Livret « St Malo dans la Poche » – 29,7 X 21 cm – Juin 2016


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Livre « Climats intérieurs » – 68 p., 20 X 20 cm – Edition Singuliers Collectifs, Juin 2016
Exposition « Climats intérieurs » – 15 panneaux 60 X 80 cm, alu Dibond – Juin 2016


« Ce que démontrent (…) ces démarches d’écriture de soi et de ses expériences vécues, loin de fatalement renforcer le narcissisme et l’individualisme, font émerger du collectif, du « Nous » autant, voire davantage que du « Je ». Car chacun découvre dans les récits des autres – de ces « autres » qui lui étaient d’abord les plus lointaines et les plus étrangers – et par-delà les indéniables singularités, des proximités, des partages, des points de rencontres et de communauté qui font de ces pratiques des « expériences d’humanité ». (Alex Lainé, préface de Le travail de l’écriture coordonné par Annemarie Trekker)

« Lorsque je suis en train de parler comme en ce moment, le temps passe, et la langue est donc un objet temporel. L’écriture transforme l’objet temporel en objet spatial qui tout à coup est devant moi stable et identique à lui-même. Elle ne s’évanouit pas à mesure qu’elle apparaît. Elle est là. Et comme elle est là, je peux la regarder. Et comme je peux la regarder, je peux la critiquer. Je peux la comparer à d’autres/ Je peux la relire. Je peux faire l’expérience incroyable de relire un texte sans lire la même chose que ce que j’y ai lu la première fois… (…) Je change entre deux lectures, y compris et d’abord parce que ma première lecture m’a elle-même changé et que je ne suis donc plus durant la seconde lecture le même que celui que j’étais au début de la première lecture. Or, cette différence qui s’accomplit dans la lecture et sa répétition, cela inquiète les Grecs, cela les « inquiète » au sens positif du mot : cela les rend non quiets. Cela les met en mouvement. Cela les é-meut. » (Bernard Stiegler, S’élever d’urgence ! Robin Renucci et Bernard Stiegler)


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